Leurs Temoignages

« Il a fallu que je tourne en rond » – Témoignage de Paul-Henry

10/12/2017

Je suis issu d’une famille chrétienne et mes parents, dès notre bas âge, ont mis tout en œuvre pour nous inculquer, à mes frères et moi, ce qu’était la crainte de Dieu.
Dans mon enfance, j’ai souffert de dyslexie, qui est une difficulté d’apprentissage et de lecture. Cette maladie a longtemps affecté la façon dont je me voyais par rapport aux autres enfants. 
Ma guérison a été l’un des éléments qui m’a permis de très tôt prendre conscience de la réalité de Dieu. Je savais depuis petit que Jésus était réel. 

Mes résultats scolaires par la suite ont été excellents jusqu’en classe de Terminale. Cette année-là, j’ai vu toute la confiance et la fierté que j’avais acquises du fait de mes aptitudes intellectuelles s’écrouler.

L’examen du Baccalauréat est un peu comme le saint Graal pour chaque lycéen. Cette année, à force d’écouter les divers retours des uns et des autres, une peur s’est installée en moi qui faisait que malgré les heures que je passais à réviser, mes résultats scolaires ne cessaient de dégringoler. Et j’ai échoué à cet examen à deux reprises. 

Durant cette période, j’avais comme bon nombre de jeunes de mon âge découvert le monde et ces plaisirs (boîte de nuit, sexe, alcool, masturbation …) ce qui faisait qu’aller à l’église était un véritable supplice. Lorsque j’y mettais les pieds, je me sentais mis à découvert devant le pasteur et c’était une situation inconfortable. 

A ce moment, le Seigneur m’a interpellé « si tu ne te ranges pas, ta vie va tourner en rond!».Je savais que c’était Dieu qui me parlait, pour autant, j’ai fait le choix de ranger cet avertissement dans un coin de ma tête sans véritablement la prendre au sérieux.

J’ai dû venir en France pour repasser une troisième fois le baccalauréat que j’ai finalement obtenu. 
J’ai été accepté dans une école d’architecture en Belgique dans la ville de Liège. Là aussi, une fois de plus, j’ai échoué par deux fois à mon année. C’était un autre coup dur. 
Aujourd’hui, je suis reconnaissant pour cette période passée en Belgique parce que c’est là, dans cette période assez complexe de ma vie, que j’ai renoué avec le Seigneur.


Dieu - Storytelling PH

De passage à Paris, j’ai assisté à un séminaire au cours duquel le pasteur a dit ceci « Si tu dis que Dieu a de l’importance pour toi et que tu veux vraiment savoir comme il te voit, demandes le lui ! ». Ça semblait si simple.
Je suis retournée à Liège quelques jours après avec cette phrase dans la tête, je voulais savoir ce que Dieu pensait de moi.
Alors, je me suis mis à genoux dans mon appartement et j’ai prié « Seigneur, je veux savoir comment tu me vois ».

Le soir même, j’ai reçu un appel d’une amie qui avait une parole pour moi, c’était Apocalypse 3 : 15-16. 
« Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »

Il ne m’en a pas fallu plus, j’ai su que c’était la réponse que j’attendais et ai compris qu’il fallait que je fasse un choix. Ça n’a pas été une décision difficile pour être sincère parce que j’étais conscient des enjeux.

J’ai dit à Dieu : « Je décide de tout abandonner pour te suivre. Je connais mes habitudes, je sais les vices dans lesquels je suis ancré, mais je sais aussi que quelle que soit la difficulté, tu vas m’aider. »

Par la suite, j’ai dû revenir à Paris, à cause de ces divers échecs. Pendant une année, au cours de laquelle je n’ai pas été à l’école, j’ai fait des petits boulots pour subvenir à mes besoins afin d’alléger mes parents.

J’ai trouvé aussi une église à Paris dans laquelle je me suis investie parce que je ne voulais pas être juste un spectateur dans la maison de Dieu. 

Comme je l’ai dit plus haut, parce que j’avais été longtemps brillant dans mes études, je percevais l’école comme la seule manière d’avoir une vie stable et je me glorifiais de mon intelligence. Pourtant, il m’a fallu vivre ces différents échecs pour comprendre que sans Dieu, je ne suis rien.

Durant cette période de désert, j’ai appris à compter sur Dieu et à fermer la porte à tous les mensonges que l’ennemi tentait de me faire croire. 

S’il y a une chose qui a contribué à faciliter le début de ma marche avec Christ, c’est le rapport que j’avais avec mes cousines qui avant moi avaient aussi fait ce pas. Nous avons pu nous serrer les coudes, apprendre et grandir ensemble dans la foi. 

Il y a des personnes desquelles je me suis volontairement éloigné parce que leur amitié m’était nocive.
Il y en a d’autres dont je me suis éloigné pendant un moment, parce que c’était nécessaire, mais avec qui je reparle aujourd’hui et ces personnes savent que je ne vais pas revenir sur mes décisions à cause d’elle. Nous nous parlons sans tabou, je ne les juge pas, pour autant, je n’hésite pas à leur dire la vérité et leur parler de Christ quand l’occasion se présente. 

Je bénis le Seigneur pour la vie de mes parents qui m’ont soutenu pendant ces cinq (5) années où j’ai tourné en rond ) et à aucun moment ils ne m’ont dit « ça suffit ! Tu es un gâchis ! Rentres ! » Au contraire mon école en Belgique, c’est mon père qui l’avait trouvé.
Ils n’ont pas désespéré de prier pour mes frères et moi. Je me souviens encore quand j’étais à Abidjan, chaque fois que je rentrais de soirée, je pouvais les entendre depuis ma chambre en train de prier pour moi et j’avais un pincement au cœur.
Ils ont décidé de fermer leurs yeux à la réalité et de s’accrocher à la parole de Dieu et ce verset qui déclare « moi et ma maison nous servirons de le Seigneur » (Josué 24:15).
Si je peux aujourd’hui faire ce témoignage, c’est surtout parce qu’ils se sont très tôt tenus à la brèche et on intercéder pour moi.

J’aimerais dire à tous les parents qui prient à longueur de journée, se réveillent en pleine nuit pour intercéder pour que le Seigneur fasse grâce à leur enfant, à ne pas se décourager parce que leurs prières seront exhaussées. Dieu ne fait pas d’erreur.

En en parlant, je réalise que Christ n’a pas une seule manière de nous ramener à lui. Il connaît parfaitement chaque personne et sait comment cela doit se passer. Dans mon cas, il a fallu que je tourne en rond dans mes études pour voir la nécessité de me réconcilier avec lui parce qu’il savait à quel point c’était important pour moi.
De même, chaque fois que tu as à cœur de prier pour le salut d’une personne, ne désespère pas peu importe le temps que ça va mettre, les péripéties par lesquelles cette personne passera. J’en suis l’exemple type, de même que mon petit frère qui récemment a pris aussi la décision de s’engager avec Christ.

Je m’appelle Paul-Henry, j’ai 25 ans, je suis étudiant en école d’architecture. Je sers dans mon église au sein du groupe musical, de l’intercession et je suis responsable de la jeunesse.

Il y a quelques mois, j’ai partagé mon témoignage que vous pouvez écourter ici et depuis, certaines personnes ont tendance à penser que suis maintenant un « saint » alors que ce n’est pas le cas. je travaille chaque jour afin de ressembler un peu plus à Christ, c’est un cheminement …
Je ne regrette vraiment pas du tout d’avoir décidé de faire ce pas vers le seigneur parce que ma vie a à nouveau un sens et ce n’est pas un slogan. C’est vraiment une joie et un honneur pour moi de le servir.

Pour finir, j’aimerai t’encourager à demander à Dieu de se révéler à toi, lui demander comment est-ce qu’il te voit. Je suis convaincu d’une chose, il n’est jamais trop tard pour prendre la bonne décision quelques soit ton degré d’attachement au monde et ses plaisirs.

C’est ce que te dit le Seigneur aujourd’hui. Ce n’est pas une question de religion, ce n’est vraiment pas une question de religion, Jésus n’a pas de religion, et il veut qu’alors que tu entends parler de lui, tu l’acceptes dans ton cœur et marche selon ses voies.

Sois beni(e)s


    1. Bonjour Faty,
      Que le nom du Seigneur soit bénit. Merci d’avoir pris le temps de lire ce témoignage.
      Demeures bénies

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