Mon Carnet

Alpha & Oméga

12/10/2016

 

« Tout défi que nous relevons à le pouvoir de nous faire tomber à genoux. Ce qu’il y a d’encore plus déconcertant que la secousse en soi, c’est toutefois la crainte que nous avons de ne pas parvenir à y résister. En sentant le sol trembler sous nos pas, nous cédons à la panique. Nous oublions tout ce que nous savons et nous laissons la peur nous paralyser. La simple pensée de ce qui risque de nous arriver suffit à nous déséquilibrer » extrait de « Ce dont je suis certaine » d’Oprah Winfrey, (un livre excellent que je vous recommande d’ailleurs).
Cet extrait résume avec une telle précision, la réaction de la majorité d’entre nous, moi la première, lorsque comme le dis Oprah, un défi nous fait tomber à genoux. À ce moment, l’assurance prend la poutre d’escampette face à la panique, au désespoir.

Je me suis souvent retrouvée dans cette situation et à chaque fois, une question tournait en boucle dans mon esprit : « Où es-tu Seigneur ? Où te caches-tu parce qu’actuellement, je vois tous sauf toi ? ».

Cette situation est comparable à l’histoire du peuple d’Israël lors de sa sortie du pays d’Egypte, alors que Dieu lui avait dit, par la bouche de son serviteur Moïse, qu’il le conduirait jusqu’à la terre promise.

Pour vous faire un résumé, après des siècles d’esclavage en Egypte, le peuple d’Israël est libéré et en route vers la terre promise avec à sa tête Moïse. Si leur départ d’Egypte a été autorisé par le pharaon, ce-dernier n’est pas totalement résolu à laisser le peuple s’en aller librement. Ainsi, il se met avec ses troupes à leur trousse. La Bible nous dit qu’à un moment, le peuple d’Israël, s’est retrouvé face à la mer rouge alors que les troupes du pharaon approchaient. Dieu par la main de Moïse a séparé la mer en deux de sorte à ce que tout le peuple rejoigne l’autre rive à sec. (Lire : Exode 13: 17 à Exode 14)

Le peuple d’Israël lorsqu’il est sorti d’Egypte avait vu agir le Dieu Alpha, le commencement de toute chose. Cependant, il n’avait pas encore conscience de la présence du Dieu Oméga celui qui allait achever ce qu’il a commencé et c’est ce qui a été à l’origine de leur rébellion à répétition.

En relisant, ce passage, j’ai réalisé que lorsqu’il parle du fait qu’il est l’alpha et l’Oméga, Dieu fait aussi référence à un positionnement.

On peut lire dans le livre d’Exode 13 : 21-22 que « L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit. La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit. » .

J’aime beaucoup la précision de cette phrase « L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit». Elle révèle la nature d’un Dieu qui adapte son action à nos circonstances ; « Colonne de nuée  pour guider » le jour, «  Colonne de feu pour éclairer » la nuit.

Dans nos vies, c’est un peu ce que fait Dieu, il prend suivant les évènements que nous vivons, la place de guide ou d’éclaireur au regard notamment de notre disposition.

Si on s’arrête sur la définition du verbe « guider », on voit qu’il s’agit de donner une direction, un rythme. Le jour peut symboliser nos périodes de grand calme durant lesquelles tout va bien, où nous avançons jour après jour d’un pas assuré. Dans ces moments, nous sommes plus disposés à nous laisser guider tant que nous avons la paix en ce qui concerne le chemin que nous empruntons. Parce que dans ces « jours » nous sommes disposés à l’écouter, Dieu se révèle à nous comme un guide, nous indiquons le rythme à avoir pour avancer.

Cependant, lorsque nous sommes dans les « nuits » des chapitres de nos vies, c’est-à-dire ces périodes sombres durant lesquelles nous sommes en proie aux doutes et aux caractères changeants de nos émotions l’idée du Dieu Alpha et Oméga deviennent juste un concept.

Pourquoi ? Parce que c’est ce que produit la panique, elle nous fait oublier le commencement et les issues possibles pour captiver notre attention uniquement sur le moment présent. Alors, Dieu devient notre éclaireur, nous laissant le temps d’avancer à notre rythme. Son objectif dans ces moments n’est pas que nous pressions le pas, mais juste que nous ne nous arrêtons pas.

Et pour cela, il est prêt à changer son positionnement. On peut lire quelques versets plus loin au chapitre 14 : 19-20 « L’ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit et alla derrière eux ; et la colonne de nuée qui les précédait, partit et se tint derrière eux. Elle se plaça entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était ténébreuse d’un côté, et de l’autre, elle éclairait la nuit. Et les deux camps n’approchèrent point l’un de l’autre pendant toute la nuit. »

N’est-ce pas incroyable ? La Bible nous dit que la traversée de la mer rouge par le peuple d’Israël a pris toute la nuit. Cela a dû prendre des heures et aurait normalement permis aux Égyptiens de les rattraper. L’Éternel aurait pu presser les pas du peuple d’Israël pourtant, on voit qu’il ne l’a pas fait. Il a lui-même changé sa position de l’avant à l’arrière de sorte à maintenir une distance entre les deux camps.

Ce que ce passage m’a enseigné, c’est que lorsqu’on a l’impression que Dieu ne nous précède plus, au lieu de se mettre, comme cela m’arrive, à le blâmer, nous devons nous demander quelle position il est en train de prendre. Une chose est sûre, Dieu ne se met jamais sur le banc de touche pour regarder le film de notre vie se dérouler. Suivant les circonstances, ce n’est pas notre position qui change, mais celle de Dieu. Il se positionne toujours soit en Alpha, soit en Oméga

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