Mon Carnet

La Communication

16/10/2013

J’ai demandé à deux personnes ce que signifiait pour elles la communication, non pas en tant que discipline mais en tant qu’élément de la société.  Pour l’une, c’était le fait d’échanger des idées, de s’exprimer et pour l’autre, une capacité propre à chacun de nous, le fait de créer des relations sociales entre les individus donc un moyen de socialisation.

Selon Le Dictionnaire Larousse, la Communication c’est:

  • L’action, le fait de communiquer, de transmettre quelque chose
  • L’action de communiquer avec quelqu’un, d’être en rapport avec autrui, en général par le langage; c’est un échange verbal entre un locuteur et un interlocuteur dont il sollicite une réponse
  • L’action de mettre en relation, en liaison, en contact les choses

On peut résumer cela en disant que pour qu’il y ait communication, il faut une interaction entre les personnes.

« Communiquer, c’est écouter pour pouvoir répondre » Annick Oger-Stefanink.

Voici là une des choses qui manque dans les relations sociales: l’écoute. Tout le monde veut parler, personne ne veut écouter . Tous sont obnubilés par la volonté de convaincre et oublient l’essentiel; on ne peut pas convaincre une personne sans avoir au préalable pris soin de recueillir son opinion.

Cela s’applique à toutes les sortes de relations: amicales, amoureuses, familiale, religieuse et politique.

Communiquer, c’est aussi accepter la divergence d’opinion. En effet, si on engage un discours, une conversation en s’attendant à un « oui et Amen » de la part de notre auditoire, notre interlocuteur, il faut pas s’étonner de notre frustration lorsque ce que nous disons ne fait pas l’unanimité. Le corollaire de la frustration étant l’agressivité, on se fâche, on injure, on en arrive parfois aux mains. L’homme est ainsi fait, ce qu’il n’arrive pas à régler par la parole , il le règle par la violence; pourtant on le sait tous et c’est ce que dit Annick Oger-Stefanink «  L’agressivité est toujours un signe de faiblesse ».

Communiquer, ce n’est pas crier, c’est parler. Il est clair que le meilleur moyen de se faire comprendre ce n’est pas en criant. Avec les cris on réussi juste à se faire entendre alors que l’important dans la communication c’est la compréhension. Quand on élève le ton dans une conversation, il faut s’attendre à ce que l’autre aussi le fasse, il n’y a pas beaucoup de personne qui se taisent juste parce que leur interlocuteur lève le ton. Du moins, si elles le font, ce n’est aucunement pour écouter mais plus pour signifier à l’autre que pour elle, la discussion est terminée. Il ne faut pas crier sur une personne qui est déjà énervée au contraire, lui parler calmement va lui permettre de se calmer, va la prédisposer à écouter ce que vous avez à lui dire , à être réceptif à vos propos.

La communication ce n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui s’apprend et à ce titre, je pourrais reprendre les termes du titre de l’œuvre de Annick Oger-Stefanink «  La communication c’est comme le chinois, cela s’apprend ».

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